La Promenade transectale de Paul Armand Gette vue par Bernard Plossu

Auteurs : Paul Armand Gette et Bernard Plossu
Année : 2013
Éditeur : musée Gassendi / CAIRN centre d’art
ISBN : 978 2 912450 14 2
Prix : 40.00 €

Livre d’artistes : 150 exemplaires dont 100 numérotés et signés par les artistes.

 

« C’était le vendredi 8 juillet 2011 et on n’était pas à bicyclette, il n’y avait pas Paulette non plus, mais du joli monde avec des 0m. Dans le dos. On est allé des Cheveux de Vénus aux Splendeurs de la nuit et personne n’en aurait rien su si Bernard Plossu n’avait pas été là apparaissant à droite ou à gauche, devant ou derrière, disparaissant parfois, un œil plissé et l’autre sur le viseur. Non non pas du fusil, il n’appartient pas à la triste bande des chasseurs à la con qui assassinent les bêtes, même pas à la confrérie des photographes que je déteste, c’est un artiste qui nous fait voir après coup ce que nous avions raté et que sans lui nous n’aurions jamais vu. Il est lutin dans son genre, et depuis que nous nous sommes rencontrés à Napoli à la fin des années 80 nous nous croisons, chaque fois en souriant, comme pour dire « Tout va bien l’ami » même si l’époque est de plus en plus dégueulasse.

Il touche l’image avec la délicatesse d’un amoureux un peu timide qui aventure une main sous les jupes de Paulette. Ouf, ça y est je suis repris par « ma propension aux débordements », c’est la faute à l’autre avec sa chanson qui me trotte dans la tête. Excuse moi, Bernard, mais la « Cousinette des alpages » avant de partir se les rouler sur une plage andalouse, m’a envoyé les photographies faites par toi entre Digne et Auzet, comme je l’ai déjà dit, le 8 juillet 2011. Il paraît que nous allons faire un livre d’artistes, au pluriel naturellement puisque nous le sommes, c’est la cousinette qui le dit alors nous allons la croire et la prochaine fois…

Bon, on verra bien ! »

Paul Armand Gette, Paris, le 28 avril 2012.