La mélancolie du pongiste – Jérémy Laffon

Auteurs : Jérémy Laffon, Natacha Pugnet et Julie Portier
Année : 2014
Éditeur :  éditions P
textes français / anglais
80 illustrations / 160 pages / couverture souple et jaquette / 15 x 21 cm
hors collection
ISBN 978-2-917768-46-4
Prix : 20,00 €

La mélancolie du pongiste est une monographie sur le travail récent (2008-2014) de Jérémy Laffon.

«Cette manière de se livrer corps et âme à la cause incertaine de l’art, est avant tout employée à ne rien faire, ou à en faire le moins possible (ce qui souvent demande un grand effort d’organisation). La Collection d’assistants potentiels (2006) pouvait être le préambule à un postulat : la série de photographies réalisée en Chine montre des individus assoupis dans des lieux publics ou sur leur lieu de travail. Et cette torpeur collective ressemble bien à un acte de dissidence, sous un régime autoritaire reposant sur la docilité du travailleur. Pendant ce temps, non loin des dormeurs, Jérémy Laffon dribblait, ce qui est aussi une manière active de ne rien faire, de combler le temps mais aussi de signifier qu’en ce temps-là, il n’y a rien à faire, et de le faire savoir largement, dans une fausse discrétion. D’ailleurs, l’adolescent n’est-il pas le meilleur des dribbleurs, tous sports confondus ? Ainsi, Jérémy Laffon, s’est-il engagé dans l’art avec une haute conscience qu’il n’y a théoriquement « rien à faire », et cela depuis bien longtemps. C’était déjà le cas pour le copiste d’Herman Melville qui a eu la sagesse de « préférer ne pas » faire, annonçant un siècle plus tôt, l’attitude d’une frange entière des artistes de l’ère postmoderne qui renoncèrent raisonnablement à l’exigence de la nouveauté à l’heure où tout a déjà été fait. Et dans ces conditions, il ne reste plus qu’à occuper le temps, ce que Duchamp aurait fait de mieux en tant qu’artiste, c’est-à-dire en faisant autre chose, comme jouer aux échecs. Pendant qu’il dribble inlassablement, Jérémy Laffon ne fait rien, sans cesse.» Julie Portier

 

Ce livre a été publié avec le soutien du CAIRN centre d’art (lui-même soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication, la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, la ville de Digne-les-Bains) et du Conseil général des Bouches-du-Rhône.

 

Jérémy Laffon (Fr) né en 1978, vit et travaille à Marseille.

www.jeremylaffon.com

 

Les œuvres représentées dans cet ouvrage sont issues des expositions individuelles et collectives suivantes :

Circuit fermé, CAIRN Centre d’art, Digne, 2014

Piano, résidence à Dolomiti Contemporanee (projet d.c.a.), Casso (It.), 2014

After school, Centre Pompidou, studio 13/16, Paris, 2014

Collapses (et autres systèmes réceptifs), Interface, Dijon, 2013

Abbaye Saint-André, Centre d’art contemporain de Meymac, 2013

Jusqu’à épuisement, Vidéochroniques, Marseille, 2012

Festival des arts éphémères, Parc Maison Blanche, Marseille, 2012

AFIAC + si affinité, Saint-Paul-Cap-de-Joux, 2012

Résidence au Lycée militaire d’Aix-en-Provence, avec le FRAC PACA, 2011

Supervues (avec Vidéochroniques), Vaison-la-Romaine, 2011

Que reste-t-il ?, le bbb, Toulouse, 2010

Volatile Empire, Centre d’art le LAIT – Cité scolaire Bellevue, Albi, 2009