Sur les chemins mystérieux des variolites de la Durance

LUNDI 10 JUILLET 2017 À 18 H AU MUSÉE GASSENDI

En écho à l’exposition Pierres de Visions

Discussion avec Catherine Méjean suite à son enquête sur les usages populaires des pierres

Les humains ont depuis toujours remarqué sur les éléments naturels des particularités qu’ils ont interprétés selon le « principe de signature » : un mode de compréhension du monde où l’aspect de certaines plantes, pierres ou animaux indique leur rôle et leur fonction. Cette théorie selon laquelle la nature montre par signes, à qui sait les lire, ce qu’elle peut soigner ou protéger, se développe surtout en Occident médiéval et sous la Renaissance auprès de médecins, botanistes et alchimistes. Si le monde savant abandonne dès le XVIII ème s. cette lecture de la nature, quelques usages et croyances populaires persisteront comme le révèlent les pierres collectées en Provence au XIXe siècle provenant de la collection du Muséon Arlaten et présentée dans l’exposition Pierres de Visions.

Catherine Méjean, professeure des écoles à la retraite, s’intéresse depuis une dizaine d’années aux pratiques anciennes employant des pierres et en particulier les variolites de la Durance pour protéger du venin et de la variole. Son enquête sur les traces de la « pierre de picote » l’a conduite dans plusieurs régions de France où elle a recueilli de nombreux témoignages qu’elle restituera lors de cette discussion.