Vitrine de l’étoile des Alpes

PENTACRINE

F024

 

Ces pièces d’orfèvrerie sont nées des mains d’Antoine Colomb, né à Digne en 1826.  Il fut le premier à monter en bijoux les petits fossiles noirs en forme d’étoile, dites pierres de Saint-Vincent du nom de la colline où on les ramassait. Pour observer le ciel, Pierre Gassendi grimpait au sommet de Saint-Vincent. Esprit curieux, il remarque sur le sentier ces étranges pétrifications en forme d’étoiles qu’il décrit en 1630 et nomme Astéries ou pierres étoilées. C’est la plus ancienne mention des Pentacrinus tuberculatus, fossiles marins, fragments d’animaux de la famille des échinodermes (oursins et étoiles de mer).

 

L’étoile de Saint-Vincent est une pierre protectrice contre l’envoûtement et les maléfices. A ce titre, elle figure dans la vitrine des objets de conjuration du Museon Arlaten fondé par Frédéric Mistral, ami d’Antoine Colomb. Après Antoine Colomb, plusieurs artisans bijoutiers fabriquèrent des bijoux jusqu’à la fin des années 1970.

Ces fossiles de 200 millions d’années sont protégés par la Réserve géologique de Haute-Provence depuis 1984. Il est possible de les ramasser s’ils sont naturellement dégagés par l’érosion, mais il est interdit de les extraire de leur gangue rocheuse.

Bijoux Étoile de Saint Vincent