Prochainement // COL – Richard Nonas

par Musée Gassendi dans Non classé

 

Richard Nonas

 COL

Inaugurations 12 & 13 Juillet 2019

 

La collection du musée Gassendi s’enrichit de deux nouvelles œuvres de l’artiste américain Richard Nonas. Anthropologue de formation, il synthétise la complexité de notre relation aux lieux dans des sculptures in situ qui visent « à rouvrir et refermer la partie du monde où elles sont mises ».

 

Vendredi 12 Juillet – 18h

Inauguration de l’oeuvre, Le col de la porte entrouverte au musée Gassendi.

[Suivi à 19h par le vernissage de l’expositionDouble exploration. Jean-Jacques Rullier – Alexandra David-Neel, au CAIRN centre d’art]

 

Samedi 13 Juillet 

Inauguration de l’oeuvre, Le col du deuxième jour au Cousson.

rendez-vous: 

9h Rendez-vous au collège Gassendi. 3 h de montée, niveau moyen.

OU 10h Rendez vous place du village d’Entrages. 2 h de montée, niveau moyen.

à 12h Collation au Cousson.

[Bon marcheur, s’équiper de chaussures de randonnée et de 2 litres d’eau par personne. Pic-nic tiré du sac.]

Héritières du land art, les œuvres de Nonas se construisent en résonnance avec les sites qui les accueillent.

Elles s’étalent sur l’horizontalité en suivant le rythme du sol comme nous l’expérimentons par l’acte même de la marche.

L’emploi de matériaux bruts, de formes simples et de modules répétés renvoie à une certaine esthétique minimaliste. Cependant, l’œuvre de Nonas se distingue par un rapport physique et sensible au lieu, en questionnant notre perception de l’espace et du monde.

©JeanBaptisteWarluzel

 

Le col du deuxième jour – The col of the second day

Cousson, Entrages – 2018

Bois de chêne

Le col du deuxième jour est une œuvre qui se compose d’un alignement de soixante-dix-sept poutres de chêne, installées entre les deux sommets de la montagne. Elle fait référence au « col » comme lieu de passage. Par un jeu de directions et de lignes, Nonas met l’accent sur l’espace intermédiaire entre deux lieux, l’interstice qui ouvre la voie vers d’autres horizons.

La recherche de formes et matériaux simples, agencés dans la continuité de l’espace environnant, nous ramène à l’essence du lieu. Nonas ne s’intéresse pas à l’objet en tant que tel, mais à ce qu’il produit dans l’interaction avec le site dans lequel il est installé.

 

L’œuvre, étendue à l’échelle de la montagne, prend en considération la dimension du site évoquant ainsi les structures mégalithiques érigées en Europe à l’époque préhistorique.

©JeanBaptisteWarluzel

La répétition potentiellement infinie des modules en bois crée une trajectoire qui nous invite au déplacement.  Elle réactive les connexions invi­sibles qui reliaient les histoires et les croyances, les échanges et les relations entre les habitants de ces montagnes.

Le choix du lieu d’installation de l’œuvre renforce cette évocation symbolique. Le Cousson est une montagne qui se dresse à côté de la ville de Digne-les-Bains et surplombe le site de Samten Dzong (résidence de la Réflexion en tibétain), la maison de l’écrivaine et exploratrice Alexandra David-Neel, dont le voyage à travers les montagnes d’Asie lui ouvrit la voie vers une quête spirituelle profonde.

 

©JeanBaptisteWarluzel

 

 

// Prochainement au musée Gassendi //

 

Le col de la porte entrouverte- The col of the half-opened door

Musée Gassendi, 2019

Bois de chêne

 

En écho à l’œuvre réalisée en extérieur, Richard Nonas dispose des assemblages en bois de chêne sur deux lignes traversant entièrement l’espace de la grande salle des peintures de paysage du musée Gassendi.

Ces matériaux et ces formes primaires font surgir une compréhension nouvelle de l’espace dans lequel on se trouve. Installées au sol, elles nous obligent à tourner le regard sur nos pas, à avoir une perception consciente de l’espace traversé menant ainsi le visiteur à expérimenter tout à la fois l’œuvre et le lieu.

L’idée d’espace intermédiaire, d’une porte entrouverte, rejoint la notion de « col » comme site de passage, une brèche qui ouvre de nouvelles possibilités. Un dialogue s’instaure entre l’œuvre au musée et celle sur le Cousson, reliant l’intérieur à l’extérieur.

En effet, Richard Nonas retrouve dans la montagne un lieu complexe, ambivalent, où réside une « humaine inhumanité », un lieu qui intègre dans chaque élément son contraire, où les seules réponses possibles sont des questions. Par ce biais, l’artiste questionne l’inévitable tension entre nature et culture qui pénètre aussi le champ de l’art et de la spiritualité.

 

 

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