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titre / herman de vries |
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auteur(s) / herman de vries / Cornelis de Boer/ préface d'Anne Moeglin-Delcroix |
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| éditeur / Anthèse / avec le partenariat du Cairn, Centre d'art | |||
| année / 2000 | |||
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commentaire
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un sanctuaire est un espace respecté, protégé, en anglais, « sanctuary » a une double acception, à la fois lieu sacré et réserve naturelle. le sanctuaire de roche rousse a une originalité : l'élément humain, des gens ont autrefois vécu ici, y ont travaillé, cela fait bien longtemps et les ruines d'habitat se désagrègent, la nature reprend le dessus, des arbres, des buissons et des roses poussent maintenant dans les ruines, tout change, le changement est porteur de hasards, le changement, c'est la vie. sans changement, pas de hasards, la nature donne et prend ou pour mieux le formuler : toute chose participe de la nature, rien n'échappe jamais à son changement durable. le sanctuaire de roche rousse offre au regard un lieu abandonné par l'homme et pourtant vibrant de vie. le sanctuaire nous rappelle ce processus, le met en évidence et invite à le respecter. le monde est un miracle, nous pouvons nous mettre en quête de ses secrets, nous pouvons découvrir moult pistes pour comprendre son fonctionnement et le miracle devient plus complexe mais demeure. les traces des murs érigés par l'homme dans le sanctuaire démontrent que nous faisons partie de la nature et qu'elle reste immuable une fois que nous nous en sommes allés. le texte de gassendi ambulo ergo sum avec son éclat de rocher erratique indique le mouvement qui est l'essence même de la vie : mouvement, changement, chance. le changement peut être synonyme de désastre, comme il peut être porteur de joie. tant qu'il y a mouvement, il y a du vivant. le mouvement induit de nouvelles expériences. murs en train de s'écrouler mais couverts de roses, démontrent ainsi la pérennité de la vie. il n'existe ni texte ni explications au sanctuaire, ce qui permet au moins à chaque manifestation de porter en lui sa propre révélation. un sanctuaire dans un site naturel protégé fait sens : chacun est libre d'aller et de déambuler là où bon lui semble, ici le grillage porte un coup d'arrêt. ici est un lieu dont l'accès nous est refusé, nous avons à le respecter - et lorsque nous passons sans jeter un regard, nous ratons une occasion, celle d'avoir une pensée fraîche susceptible d'opérer des changements en nous. nous sommes partie prenante dans le processus de la nature. herman de vries, p. 87 à propos du sanctuaire de roche-rousse, près de digne, commande publique de l'état réalisé en partenariat avec le cairn sur le territoire de la réserve géologique de haute-provence. n.b. : conformément au souhait de l'artiste nous n'utilisons pas de majuscules dans la reproduction de ses textes. |
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herman
de vries est né à Alkmaar (Pays-Bas), il vit et travaille
depuis plus de 30 ans en Allemagne. herman de vries est représenté en France par la galerie Aline Vidal, Paris Pendant longtemps, herman de vries, a mené simultanément une activité scientifique : botaniste travaillant pour un service de protection des plantes, et une activité artistique. dans ses oeuvres, il utilise ses connaissances botaniques pour une mise en relation entre les cultures du monde, s’appliquant à démontrer l’universalité du paysage et la perte de notre connaissance du monde végétal auquel nous sommes pourtant toujours étroitement liés. son travail s’inscrit à la fois dans son époque et dans une tradition européenne de conflit entre la civilisation et la nature. |
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description / édition française / 25,5 x 29 cm / 96 p. (ill.) / 37€ | ||
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| musee-gassendi.org | ISBN / 2 9122 5716 6 |