2004
Programmation commune entre le CAIRN, centre d'art et le musée Gassendi
Le CAIRN et le musée Gassendi innovent en proposant trois expositions « doubles », selon un concept simple : l'artiste invité en résidence au CAIRN montre le travail issu, de cette résidence dans la galerie du CAIRN tandis que le musée, plus proche de son rôle patrimonial, présente des oeuvres plus anciennes du même artiste.
17 avril / 6 juin : Jean Daviot, L'odeur des chênes blancs après la pluie
Artiste aux références plurielles, il combine différents médiums comme la performance , la vidéo, la lecture publique et la peinture. Il crée des installations spaciales, des espaces imaginaires. Pendant une première période (1981-1985) il présente des courts métrages dans des festivals de cinéma expérimental, entre 1993 et 1997. I
l utilise des photocopies dans l’ordre de la trace et prend des empreintes d’objets ou de personnes de l’ordre du réel pour les transformer en œuvres. Il travaille sur le langage des signes : des sourds et muets, de la kabbale, des inscriptions symboliques, cryptées et crée des alphabets réels du langage imaginaire.
Pour Digne, il souhaite étendre son exploration du langage des signes en s’emparant des langages des plantes. Ajoutant une nouvelle lettre a son alphabet plastique.
19 juin / 12 septembre : Trevor Gould, La folie d'Hannibal
Un éléphant grandeur nature fait face à une cabane. La construction de cet éléphant est influencée par le souvenir d’Hannibal dans sa marche vers l’Italie qui l’a conduit à passer par les Alpes, quelque part dans notre région.
L’exposition des « Archives de l’éléphant » retrace les différentes étapes de construction de l’exposition : esquisses, aquarelles, modelage en terre, maquette de l’exposition, etc…
Dans cette vitrine, le sculpteur a également modelé le visage d’Etienne Martin dont le double parcours a retenu son attention. Celui-ci fut, en effet, au début du XXe siècle simultanément peintre et conservateur du musée où certaines de ses œuvres étaient exposées.
Cette double activité rejoint les préoccupations de Trevor Gould dans la mesure où son activité porte aussi bien sur la production d’objets que sur leur monstration.
Vue de l'exposition La Folie d'Hannibal dans la galerie du CAIRN
16 septembre / 31 novembre : Sylvie Bussières, Objets géographiques
Les objets géographiques font de façon poétique référence au déplacement, au voyage, à l’espace. Ils nous proposent une inversion délirante de la logique : ce ne sont pas les cartes géographiques utilisées qui coïncident avec la réalité mais plutôt la réalité qui s’intègre aux cartes. Dans ce paradoxe, l’artifice du camouflage fait disparaître les objets de notre regard, cachés dans le labyrinthe de l’information cartographique. Des images conçues pour nous orienter se transforment en images destinées à nous confondre ou à nous perdre. En les sortant de leurs contextes, je souhaite réinventer une nouvelle topographie où j’essayerai de mettre en place un dispositif esthétique et conceptuel qui interrogera notre sens de la logique, de la mémoire et de la description des lieux. Ceci nous permettra une nouvelle expérience du paysage. Les dessins obtenus seront imprimés. La correspondance entre les œuvres créera un dialogue entre forme et imaginaire et deviendra un espace d’interrogations sur les rencontres entre l’art et la science, entre l’image et la nature
Le jardin des théières, installation permanente au Musée-Promenade
Sur un bassin en forme de vasque une création faite de trois colonnes de théières et de jarres en matériaux naturels. L’idée est surprenante et pourtant l’œuvre s’intègre à merveille dans les sous-bois de la promenade, lui donnant un petit air fantastique.
Fontaine de Théière, Sylvie Bussière, Installation permanente dans le Musée-Promenade
Inspirée par les formes du monde organique, Sylvie Bussières transforme des éléments du quotidien en leur donnant un nouveau contexte. Le geste de recyclage des objets se réfère à une critique du monde de la consommation, mais au-delà de cette idée, sa démarche révèle l'expérience sensuelle de la matière et de la forme, étudie les notions de temps, de processus et explore les dimensions symboliques des objets.
Cette fontaine couverte exécutée en collaboration avec un céramiste professionnel répond à la cascade pétrifiante.