Donation
Un anonyme a fait don, en l’honneur d’Ernestine Honnorat, pour la collection documentaire du Musée Gassendi du Dictionnaire Provençal-Français ou Dictionnaire de la langue d'OC ancienne et moderne suivi d'un vocabulaire Français-Provençal, volume I et II.
Écrit par Simon-Jude Honnorat, Docteur en médecine, (1783-1852). Préface par Pierre Fabre, Majoral du Félibrige
Pour des informations complémentaires, regardez l'article dans La vie de nos collection - les nouvelles acquisitions.
PAUL-ARMAND GETTE
Après une petite balade sur le territoire des Alpes de Haute-Provence entre Digne et Auzet à la recherche des cheveux de Vénus et des Splendeurs de la Nuit, si vous souhaitez poursuivre l'exploration de l'œuvre de Paul-Armand Gette, vous êtes invités à venir voir l'exposition qui lui est consacrée au musée jusqu'au mois de mars.
THE RAW EDGE / LE PASSAGE DES MONTAGNES, Vière et les moyennes montagnes
L’exposition, présentée du 16 décembre 2011 au 31 mars 2012, est issue de la rencontre entre le sculpteur Richard Nonas et le photographe Bernard Plossu : regards croisés autour d’une fascination commune, le hameau de Vière et les montagnes qui l’entourent.
A travers un cheminement dans le musée, photographies, matières et installations dessinent peu à peu un portrait poétique de la Haute Vallée.
Cette exposition fait écho à l’œuvre de Richard Nonas, EDGE STONES : Vière et les moyennes montagnes réalisée dans le cadre du projet VIAPAC (Via pour l’art contemporain).
Pour poursuivre l’exploration des lieux et des œuvres n’hésitez pas à contacter le musée pour vous procurer l’ouvrage édité par Yellow Now à l’occasion de la rencontre entre Richard Nonas et Bernard Plossu THE RAW EDGE, Vière et les moyennes montagnes.
Invité par le musée Gassendi, Hendrik Sturm a proposé un atelier artistique sur le paysage et le point de vue. Il s'est inscrit dans l'esprit des lieux et le projet menée depuis 20 ans par le musée Gassendi et le CAIRN centre d'art : des artistes contemporain sont invités en résidence pour des créations polymorphes (oeuvre, exposition, édition, performance, workshop) en lien avec le territoire dignois. Ce projet s'est inscrit également dans le cadre de l'enseignement des classes préparatoires (EBA) et de Géomatique (IUT), et de la Semaine Art-Paysage-Mémoire initié par l'EBA. Par son approche artistique du territoire, Hendrik Sturm a ainsi proposé de croiser les pratiques et les perceptions des différents étudiants et d'appréhender la tension entre réalité et représentation.
Publics :
- 12 étudiants en Classe Préparatoire de l'Ecole des Beaux-Arts (EBA) de la Communauté de Communes des 3 Vallées
- 22 étudiants en Licence professionnelle Géomatique de l'Institut Universitaire de Technologie (IUT) de Provence
Enseignants :
- EBA : Alain Reymond professeur de volume (sculpture et architecture)
- IUT : Sandrine Alinat maître de conférence en géographie, géomatique et gestion territoriale paysagère
Hendrik Sturm a accompagné les étudiants de l'EBA lors d'une balade dans la vallée du Bès, pour aboutir au site du Vieil-Esclangon. Cet ancien village des hauteurs aujourd'hui ruiné est aussi un lieu remarquable pour des lectures de paysages géologiques, historiques, et artistiques (puisqu'il existent déjà à cet endroit la présence d'artistes comme Andy Goldsworthy, Refuge d'art, et herman de vries, traces). Les étudiants se sont prêté à deux exercices à partir de leurs sensations, mais aussi de documents comme des cartes IGN, des calques et d'autres matériaux prévus ou improvisés :
- un dessin d'observation (lignes de force, relief, construction...)
- un dessin d'intervisibilité (rendre visible sur une carte topographique les zones uniquement visibles depuis un point de vue choisi)
Workshop avec l'artiste Hendrik Sturm, l'école... par cairnmusee
À l'approche sensible avec l'EBA, les étudiants en Géomatique ONT répondupar la maîtrise de l'outil informatique et des logiciels spécialisés pour la cartographie en 2 et 3D. Ils ont conçu des projections virtuelles du paysage du Vieil-sclangon sans l'avoir arpenté au préalable. En revanche, chaque étudiant a pu personnaliser ses cartes à partir de différentes données choisies et croisées (eau, végétation, démographie, géologie, routes...). Ils ont ainsi conçu une cartographie du paysage en 3D et une carte d'intervisibilité.
Avant d’être accueillis dans la salle « Géomatique » de l’IUT, les étudiants de l'EBA ont visités les salles de TP du DUT Génie Biologie (salles de chimie, d’assainissement, microbiologie, physique, SVT et culture cellulaire) et les salles de TP du DUT QLIO (salle de métrologie).
L'après-midi, les deux groupes d’étudiants ont présenté et confronté leurs représentations paysagères : cartographies en 3D sur outils informatiques pour les uns, et des dessins sur papiers pour les autres.
Après une visite des locaux de l'école d'art pour les étudiants de l'IUT (ateliers volume, céramique, gravure...), l'ensemble des étudiants se sont retrouvés lors d'une balade jusqu'au site, pour une nouvelle confrontation réalité / représentation du paysage. Hendrik Sturm les a accompagné pour un travail collectif et individuel de dessin et de sculpture (savon) sur le motif.
Hendrik Sturm a mené conjointement une thèse en neurobiologie et une formation à l'école des Beaux-Arts de Düsseldorf. Sculpteur à ses débuts, il développe depuis dix ans une activité d'artiste-marcheur qu'il partage avec le public. Il est également professeur d’arts plastiques à l’école des Beaux-Arts de Toulon où il enseigne la relation Art et Science. Par la pratique de la marche, il conteste l’obligation de produire des objets, sa création artistique s’inscrit directement dans une relation libre et ouverte au paysage. La marche est difficile à traduire dans un autre medium, c’est une expérience, populaire et déclinable : flânerie, parcours, exploration, dérive, entrelacs, transect... Il prépare ces marches par l'étude de cartes, de documents, mais aussi par des entretiens avec des personnes, rencontrées par hasard sur les lieux ou par le bouche à oreille, pour mieux déceler les traces, les indices à suivre. Il reporte et superpose ainsi sa déambulation sur des cartes anciennes pour comprendre les changements structurels des territoires et identifier ce qui a perduré, changé, disparu.
Jeune public (scolaire, individuel, groupe) : visites guidées générales, thématiques accompagnées d’ateliers, à partir des collections permanentes et des expositions temporaires, de la maternelle au lycée, sur rendez-vous.
Idéalement trois étapes sont nécessaires au bon déroulement des interventions. Premier temps : celui de la rencontre entre le ou les professeurs et les intervenants pour définir, au préalable, le projet et le rôle de chacun dans cette collaboration (trois semaines avant l’animation). Deuxième temps : visite complète ou partielle des salles du Musée Gassendi ainsi qu’une approche théorique et documentaire à travers des objets, vidéos, diapos, etc. Troisième temps : celui de la pratique afin de mesurer ce qui a été acquis : questionnaires, reconstitutions d’objet, apprentissage d’une technique, arts plastiques, etc.
Durée : de 45 mn à 2 h 00, jusqu’à la demi-journée elle varie en fonction des demandes de l’enseignant et de l’âge des scolaires. Certains thèmes peuvent être envisagés en une ou plusieurs interventions. Il peut également y avoir des animations à l’extérieur, afin de collecter des objets, de constituer un herbier, d’appréhender des œuvres in situ (en collaboration avec le CAIRN, centre d'art).
Histoire de Digne à travers la Cathédrale Notre Dame du Bourg, le paysage, de la peinture au Land Art, le portrait, les animaux dans tous leurs états, de la classification scientifique à l’hybridation artistique, le cabinet de curiosité comme phénomène de collection, quand art et science s’emmêlent.
Contact musée Gassendi : musee@musee-gassendi.org