Le Cabinet Gassendi

Le Cabinet Gassendi

Le Cabinet Gassendi

Un dignois parmi les humanistes du XVIIe siècle

La probabilité qu’un fils de petit paysan né à Champtercier devienne un humaniste et un scientifique de premier rang était en 1592 infime. C’est l’excellence de ses dons individuels qui a permis cette carrière prodigieuse. Malgré les travaux dont ils ont fait l’objet depuis plus de trois siècles, Pierre Gassendi est un homme dont la vie et l’oeuvre ne nous sont pas aussi connus qu’on pourrait le croire. Cet érudit humaniste élabora une philosophie empiriste englobant l’histoire, l’archéologie, les arts, les sciences naturelles et les mathématiques. Sa critique de l’aristotélisme l’a conduit à remettre en lumière la philosophie atomiste d’Épicure, ce qui lui a valu d’entrer un temps en conflit avec Descartes.

Toute sa vie, Gassendi a partagé son temps entre la Provence et Paris, centre d’une société stimulante de savants et d’intellectuels. Gassendi ne fut jamais propriétaire de son propre logement. À Paris et en voyage, il logeait chez ses protecteurs et amis, tel Nicolas Claude Fabri de Peiresc à Aix, dont il utilisait la bibliothèque et le réseau de connaissances.

A Digne, il était le prévôt de la cathédrale Notre-Dame du Bourg et se livrait à de nombreuses observations astronomiques. Le philosophe et astronome décède en 1655 à Paris, où il était alors titulaire de la chaire de mathématique du Collège Royal.

Vous pouvez prendre place à la table de Pierre Gassendi, afin d'écouter, la conférence que le philosophe Michel Onfray lui a consacré en 2005.

Oeuvre présente également dans le cabinet Gassendi : Pièce supplémentaire n°23, Dominique Angel, 2007.

Pièce supllémentaire n°23, Dominique Angel, 2007

La renommée de Gassendi

Gassendi n’était pas très enthousiaste pour que l’on fasse son portrait et il n’existe que quatre représentations réalisées de son vivant. En 1646, il expliqua ainsi à Wendelin qui voulait éditer son portrait : « Je ne suis pas assez déraisonnable pour le refuser à mes amis ; mais aussi je ne suis pas assez orgueilleux pour souffrir qu’on le mette à la tête d’un ouvrage ». Mais après son décès, son image est devenue publique et l’on multiplia plus ou moins fidèlement son portrait jusqu’au XIXe siècle.

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