La plupart des objets et spécimens qui forment les collections scientifiques du musée proviennent du Petit Séminaire. Edifié à Digne en 1885, ce bâtiment, accueillait les prêtres. Son fondateur, Mgr Meirieu, évêque de Digne en 1849, avait pour passion l’astronomie. Un télescope frappé à ses armes et un astrogoniomètre de son invention figurent dans les collections. Sa volonté de former des prêtres aux disciplines scientifiques fit qu’il ne négligea rien pour que ceux-ci aient une instruction aussi complète que possible.
Le Petit Séminaire de Digne possédait des cabinets de physique, de chimie, des collections d’histoire naturelle, un observatoire, ce qui en faisait un lieu d’étude exceptionnel pour l’époque.
Sensiblement à la même période, un dignois, Hippolyte Fortoul, ministre de l’Instruction Publique et des Cultes, dote le premier lycée de Digne (construit en 1884) d’une somme conséquente permettant l’acquisition d’un ensemble d’instruments scientifiques.
Enfin, des naturalistes passionnés et chevronnés, membres de la Société Scientifique et Littéraire des Basses-Alpes et de la commission du musée, offrirent d’importantes collections. Entre autres donateurs, il convient de citer M. Daime et M. Ollivier pour les collections géologiques et entomologiques, Mr Chabrand pour les animaux naturalisés. En 1965, le Petit Séminaire ferme ses portes ; ses collections sont alors réparties entre le musée et le Collège du Sacré Coeur. En 1993, la collection scientifique est enfin présentée au sein du musée : elle regroupe, pour la partie héritée du cabinet de physique et d’optique, les objets du Petit Séminaire, du Sacré Coeur et du Collège Gassendi.
L’horloge astronomique indique l’heure solaire par le mouvement du mécanisme de l’horloge. Au même moment, on peut lire l’estimation géographique de l’ombre et de la lumière à la surface de la Terre ainsi que les périodes du lever et du coucher du soleil ainsi que celle de la déclinaison du soleil. Les précisions du calendrier sont mesurées sur un anneau horizontal en verre et il y a des fournitures pour des démonstrations manuelles. On y trouve aussi une table d’équation du temps.
L’instrument fut breveté en 1865 après 22 ans de mise au point.
Trevor Gould est né en 1951 à Johannesburg.
Le voisinage de la pièce de Trevor Gould Where the mermaids sing (où chantent la sirène) avec les instruments de physique et d’optique du XIXe siècle, déplace la signification de la salle de sciences - investigation du monde - vers des questions plus contemporaines telles que la bio-éthique, la manipulation du gène humain. La présence de l’oeuvre transforme radicalement le sens même de la muséographie.
Dans le travail de Trevor Gould ; c’est le choix des lieux de l’installation qui détermine l’interprétation de telle ou telle figure identique. Toute exposition propose et dans certains cas impose un point de vue sur ce qui est montré.
Dans d’autres contextes, cette même pièce peut être vue comme une réflexion sur le sens de l’évolution et la généalogie de l’homme ou comme une oeuvre traitant de la discrimination raciale.