La première rencontre entre l’artiste et la région de Digne s’est faite en 1995. Le musée Gassendi y avait invité Andy Goldsworthy pour exposer puis séjourner à Digne pendant quinze jours.
Lors de ce premier séjour Andy Goldsworthy suit son mode opératoire habituel en réalisant des oeuvres éphémères au bord d’une rivière de plus, il accepte de revenir régulièrement à Digne. En cela il exprime le souhait que ce lieu devienne un laboratoire pour son travail comme la région de Penpont en Ecosse où il vit.
A la suite de la proposition qui lui est faite d’installer des oeuvres le long d’un sentier qui accompagnerait les visiteurs vers le musée de géologie de la réserve, il note dans son journal « il serait intéressant de faire de ce sentier une oeuvre ».
Guy Martini alors directeur de la Réserve Géologique l’invite ensuite pour un projet permanent : la réalisation de trois cairns ou « sentinelles », sculptures en pierres sèches qui veilleront sur les vallées entrant dans le territoire protégé de la Réserve géologique de Haute-Provence.
Le scénario se met rapidement en place : à chaque séjour, une fois par an, un futur projet est proposé et discuté entre l‘artiste et les directeurs des structures de la réserve et du musée, dans un grand enthousiasme.