2004

Jean Jean Daviot, écriture de lumière

2004

16 avril / 6 juin : Jean Daviot, écriture de lumière

Le Musée présente une projection vidéo de la série Écriture de lumières, 2003.
"Jean Daviot a choisi, dans cette série d'oeuvres, de se servir d'une caméra vidéo comme d'un stylo et de réaliser ce qu'il appelle des écritures de lumières.
Le procédé est simple, en apparence. Le moteur tournant au ralenti, il dirige l'objectif vers le ciel, le plus souvent nocturne et plus précisément vers l'une des planètes émettant ou réfléchissant la lumière, le soleil, mais surtout vénus, jupiter ou la lune. Une histoire provenant du fond kabbaliste, dit qu'outre ce que le crayon trace sur le papier, une seconde écriture invisible, immatérielle et pourtant fort réelle est tracée dans l'air en même temps. Ce n'est pas alors la mine qui écrit mais bien la partie supérieure du crayon son extrémité aveugle et nue. En écrivant sur le ciel directement avec à la main la caméra vidéo tournant au ralenti, Jean Daviot est conscient de capter ou mieux de laisser la lumière se déposer sur le support mais aussi de l'aspirer. Geste de la main à la fois innocent et sacrificiel, cette écriture est comme une danse dans le vide mais aussi la projection du réel des hommes vers ce cosmos inaccessible.“
Jean-Louis Poitevin

Trevor Gould, la girafe

18 juin / 12 septembre : Voir c'est croire, Trevor Gould

“Les installations de Trevor Gould et les sculptures qui les composent renvoient aux « mises en expositions du monde » que constituent les muséums d'histoire naturelle, les zoos et les expositions universelles. Chez lui, les représentations humaines, ostensiblement théâtrales, ont valeur emblématiques : souvent hybrides entre l'homme et le primate, elles portent à s'interroger sur la construction de l'image de l'Autre. Car l'oeuvre de l'artiste fait aussi
référence à l'histoire coloniale et aux « zoos humains ». Les figures qu'il organise en ce qu'il nomme une « géographie de l'exposition » sont à comprendre comme des métaphores du déplacement. Ainsi les spectaculaires girafe et éléphant sculptés par l'artiste évoquent d'incroyables épopées : celles des pachydermes conduits par Hannibal durant sa traversée des Alpes, celle de Zarafa, une girafe offerte au roi Charles X et qui fut envoyée par bateau depuis Alexandrie puis conduite à pied de Marseille à Paris.“
Natacha Pugnet

Le Musée Gassendi présente deux oeuvres plus anciennes Seeing is believing (2002) et Where the mermaid sings (Où chante la sirène, 2000), oeuvre acquise depuis par le musée. 

 

Crocodile suspendu, Sylvie Bussière

16 septembre / 31 novembre : Jardin de momies, Sylvie Bussière

Sylvie Bussières récupère symboliquement la technique ancestrale de la momification qui est destinée à assurer le passage entre la vie et la mort. En faisant une mise en valeur de cette stratégie d’occultation, elle recouvre de bandelettes de coton des formes d’animaux qui ainsi échappent à notre regard pour se plonger dans le mystère. Le côté solennel du dialogue entre temps et esprit est alors dédramatisé par l’humour et l’ironie : un bestiaire nous est présenté, où les acteurs, de formes décidément caricaturales, semblent bien en vie.
Sous un éclairage théâtral : ici un mouton attend le loup  qui entre dans un labyrinthe, là un morse tient l’équilibre sur une boule, plus loin apparaît un lézard … La surprise vous attend avec la girafe-momie.

 

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