Installation permanente dans le village ruiné du Vieil Esclangon, vallée du Bès.
Le projet choisi pour Digne est un cheminement réflexif sur l'articulation entre le site urbain avec son contexte architectural, ses habitants, son réseau de partenaires potentiels et la mise en situation de plusieurs réalisations vidéographiques.
La vocation du projet est de créer une oeuvre onirique, évanescente et immatérielle. Pour la nuit doit permettre au promeneur nocturne d'être dans l'oeuvre, comme plongé dans un extrait de film, la rue devenant le décor de la scène, entre réalité et fiction. Les dispositifs de projections font apparaître sur les vitrines de magasins désaffectés, des animaux - rat, hiboux, serpent - scrutant l'espace urbain.
En résidence depuis l’automne 2000, Bertrand Gadenne propose aux visiteurs de la galerie du CAIRN, la découverte d’une fiction réalisée à partir d’éléments naturels filmés sur le territoire de la Réserve Géologique sur différents sites et à différentes saisons. Parcours visuel et sonore dans un espace clos. Projection d’images vidéos dans l’espace de la salle, invitant le spectateur à une déambulation-découverte d’une fiction recomposée. Le synopsis est une succession de cinq séquences d’évènements choisis parmi les constituants du paysage dignois. Immergeant le spectateur dans une situation spatiale et temporelle où divers questionnements poétiques par rapport au contexte du paysage sont proposés.
C’est le dispositif tout entier qui intéresse Gadenne, l’image certes mais aussi sa place dans un lieu donné, son rapport au contexte du site d’apparition.
Le temps suspendu
Dans le cadre des Journées de la Couleur, Bertrand Gadenne présente au Musée-Promenade deux œuvres plus anciennes Vigne vierge » et Les papillons.
« Mon travail est un jeu entre l’échelle et la distance. Entre le palpable et l’impalpable. Faire voir la densité de l’air.
Donner du poids à ce qui par convention n’a pas de poids. Par des moyens légers mais d’une matérialité absolue. Je fabrique des instruments pour mesurer les échelles et les distances imaginaires en espérant qu’une fois je verrai le dos de l’horizon ».
Invité en 1998, il a réalisé pour Digne le triangle qui a pris sa place dans le bassin sommital du musée-promenade. Cet artiste qui aime fabriquer des instruments « pour voir le paysage », nous invite à une méditation sur la légèreté, une sorte d’éloge aux araignées.
L’exposition ne se cantonne pas à la galerie mais est aussi à une balade sur le chemin traversant le parc, le long d’un parcours semé d’installations posées par l’artiste dans le paysage.
Installation permanente Triangle dans le Musée-Promenade.
« Mon travail est un jeu entre l'échelle et la distance. Entre le palpable et l'impalpable. Faire voir la densité de l'air. Donner du poids à ce qui par convention n'a pas de poids. Par des moyens légers mais d'une matérialité absolue. Je fabrique des instruments pour mesurer les échelles et les distances imaginaires en espérant qu'une fois je verrai le dos de l'horizon ». Curt Asker