1995

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25 Janvier / 12 mars : Terre et Temps

 

Le sujet de l’exposition est l’histoire des rapports entre l’homme, la Terre et le temps. Cette exposition originale nous parle à la fois du temps des hommes : horlogers, physiciens avec une présentation d’objets d’histoire des sciences mais aussi du temps de la nature enregistré par les arbres. Mais elle n’oublie pas que le temps fait partie des préoccupations des artistes contemporains en montrant aussi deux œuvres : Pendule avec pigment jaune de Rebecca Horn et Sablier contemporain de Omar Youssouffi.

21 mars / 7 mai : Mémoires de la Terre, Terre, mouvements et transformations, Bernard Dejonghe, Camille Virot et Agathe Larpent

Trois artistes : Agathe Larpent, Bernard Dejonghe, Camille Virot.
« La céramique n’est pas une futilité. Aux étapes les plus reculées, on trouve cet art constamment en faveur. Dieu fit l’homme avec un peu de boue. Avec un peu de boue, on peut faire du métal, des pierres précieuses… »
La terre se transforme au cours du temps par le moteur des forces extérieures qui gouvernent la tectonique des plaques. Ce moteur c’est le feu tout comme c’est un élément fondamental de la transformation de la matière des céramistes.
Agathe Larpent joue de la merveilleuse opacité des céramiques qui émaillées, vernies, peintes, vont se mettre à refléter la lumière.
Bernard Dejonghe a choisi le verre «  ce phénomène en suspension entre l’espace et la matière ». Il tire leçon du temps minuscule qui permet de cuire et recuire, de prendre son temps et celui des transformations.
Camille Virot compose un témoignage sur les strates, travaille la terre en s’inspirant de l’art africain.

 

20 mai / 1er juillet : Mémoires de la Terre, Terre et vies, Andy Goldsworthy

Andy Goldsworthy considère son travail comme une « initiation réciproque entre la nature et l’homme ». Il applique un principe : n’emporter sur le terrain ni matériau, ni instruments et n’utiliser autant que possible pour assembler les éléments que des épines, des plumes et des herbes rigides où l’eau trouvée sur place. Son travail est en somme un hommage à la diversité du vivant qui fournit à l’homme tout ce qui lui est nécessaire à la création. Il utilise comme beaucoup d’artistes le motif de la spirale car cette forme est attirante. Enfin la roche, tout le matériel lithique qui est pour lui une matière d’expression privilégiée.

7 juillet / 3 septembre : Mémoires de la Terre, Terre et espace, Tom Shannon

Les œuvres de Thomas Shannon appartiennent à une intégration de l’art, de la science, de la recherche, de la connaissance. L’art de Shannon traite de la nature au plus vaste sens du mot. Si ses sculptures sont des œuvres d’art à part entière, en même temps, elles nous font accéder à des zones où la plupart d’entre nous ne vont jamais c’est-à-dire dans la profondeur de l’astrophysique tout en nous initiant à la symbolique des chiffres. Création de « Tabula terra » globe dont l’inclinaison est celle de la terre avec Digne au sommet et qui flotte au- dessus d’une table orientée nord-sud. Cette « Tabula terra » est au centre d’une installation composée de quatre grandes peintures sur panneau évoquant le mouvement des planètes dans l’Espace et leur équilibre.

16 septembre / 29 octobre : Le souvenir de la mer, Bernard Plossu

Les géologues aiment marcher sur les sols et Bernard Plossu aussi. Il a besoin d’arpenter le territoire pour en comprendre l’essence. Et l’essentiel dans les Alpes de Haute Provence, c’est peut être la mémoire de la Terre qui imprègne les paysages. La Réserve lui a confié un travail d’inventaire de la Terre, de l’espace et du temps. Ces photographies de lieux de marche sont toujours des miniatures. L’élégance de ce petit format force l’attention du spectateur, lui permet de mieux entrer dans l’image et c’est un phénomène visuel passionnant que de voir la miniature s’accorder si bien à ces espaces infinis.

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