1994
11 avril / 30 mai : Sous le soleil, exposition organisée avec le FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur
La lumière, la mer, la terre nourrissent la sensibilité d’artistes qui sont du midi. Le choix illustre la volonté de mettre en perspective l’institution et la contemporanéité, de les situer dans un mouvement et une dialectique visant à démontrer les a priori des élèves. La proximité de l’art vivant, le contact avec les œuvres, participent à ce rapprochement. Il est fondamental que l’art et les élèves s’apprivoisent. L’exposition des œuvres prêtées par le FRAC est donc un prétexte à travailler, à se rapprocher et à constituer enfin un champ référentiel.Une approche de l’art selon trois angles complémentaires : l’œil, la main et l’esprit. Œuvres de Piotr Klemenciewicz, de Noël Dolla, de Marie Ducaté, de Georges Autard, de Serge Plagnol, de Jean-Louis Delbès , de Jean-Luc Uro et une sculpture de P. Simonet.
15 juin / 15 août : Dessin, desseins..., exposition organisée avec le FRAC Provence-Alpes-Côte d'Azur
Présentation d’une sélection d’œuvres du FRAC avec 11 artistes. Quel dessein pour le dessin ? Le dessin est l’une des formes les plus anciennes de l’expression artistique, elle n’est pas pour cela la mieux connue. Tous témoignent que même si le dessin remonte à la nuit des temps, il est toujours un art vivant. Il s’agit de dessins faits pour eux-mêmes, suffisamment aboutis pour exister en tant qu’œuvres. Il y a 17 000 ans déjà, des hommes dessinaient leur univers sur les parois de leurs abris. Vint ensuite le temps des parchemins et des vélins issus du traitement des peaux animales. La technique du dessin permet aux historiens de l’art de le situer dans le temps. On peut presque dire que chaque siècle a sa technique de prédilection : pointes de métal pour le XVe, pierre noire au XVIe, lavis brun au XVIIe, etc. Les artistes de cette série ont utilisé diversement l’encre de chine, la mine de plomb, le fusain, le lavis, les crayons de couleur et le pastel.
Septembre / octobre : Mémoires de la Terre, Terre et hommes, M'Hammed Bouheddadj
Le désert du Tassili, source de sa création est le plus grand musée du monde à champ découvert. Dans l’enceinte du musée vous êtes aux portes du désert, habités par le silence et la sérénité, vous marchez sur du sable en contemplant les statues de Bouheddadj, enveloppées dans une lumière dorée. Ses œuvres sont en mouvement perpétuel, elles évoquent à la fois la préhistoire, la danse, l’art africain et l’art contemporain. Archers, chasseresses, danseuses à la corde, tout un peuple s’anime, se met en marche, détaché de la matière, libre. Il y a aussi les statues aux membres amputés, véritables interrogations, véritables cicatrices.
Novembre / décembre : Mémoires de la Terre, Terres et formes, Georges Autard
« Tout part de l ‘enfance, tout revient à l’enfance », tel est le titre de l’exposition. C’est avec de l’ardoise pilée qu’il met la Terre dans son œuvre. Cette ardoise qui fut le lien entre la géologie et le tableau noir où s’inscrivent les signes de la mathématique, l’autre élément constitutif de Autard. Mais la forme, la grande dynamique en spirale qui vrille notre regard parle bien de l’univers, de cette hélice qui part de l’ADN, et qui nous rappellent sans cesse les milliers de fossiles de la dalle aux ammonites.