Une extraordinaire collection d’instruments scientifiques fait partie du fond permanent du musée. La présence de cette collection atteste à Digne dans la seconde moitié du XIXe s. de l’existence d’une vigoureuse tradition scientifique ayant pour origine un ecclésiastique, Monseigneur Meirieu, évêque de Digne. Cette collection, augmentée des découvertes faites dans divers établissements scolaires dignois – Lycée du Sacré Cœur, Collège Gassendi- sera présentée pour la première fois. L’exposition montre la naissance de la révolution scientifique et technique au XIXes. Ce sont deux cents instruments scientifiques témoignages de la richesse de l’époque.
Né en 1815 à Digne. Chercheur inlassable et précurseur de génie qui proposera, sans être entendu, la construction de moteurs fonctionnant sur cycle à quatre temps, par auto-allumage et par réaction. De retour à Digne, après une solide formation littéraire et scientifique, il développe, seul, ses connaissances et devient ingénieur de génie civil de très haut niveau. La grande idée de sa vie durant 30 ans, c’est la jonction France-Angleterre par le biais d’un tunnel. Ces propositions révolutionnaires pour le XIXe , ne seront exploitées que beaucoup plus tardivement.
Pierre Alechinsky dessine des visuels pour la Réserve Géologique de Haute-Provence.
Pierre Alechinsky, né en 1927 à Bruxelles. Après avoir étudié l'illustration du livre, la typographie, les techniques de l'imprimerie et la photographie à l'École nationale supérieure d'Architecture et des Arts visuels de La Cambre de 1944 à 1948, il commence à peindre et devient membre du groupe “Jeune peinture belge“. Pierre Alechinsky devient très rapidement l'un des acteurs majeurs du monde artistique belge de l'après-guerre. Membre du groupe CoBrA, dont il perpétura l'esprit, il est aussi infl uencé par le surréalisme et la caligraphie orientale. Vers le milieu des années 60 il adopte la peinture acrylique au détriment de l'huile et inaugure la peinture “à remarques marginales“, inspirée de la bande dessinée, où l'image centrale est entourée, sur les quatre côtés, d'une série de vignettes destinées à compléter le sens du tableau.
L'artiste offre 26 lithographies signées à la Réserve Géologique de Haute-Provence.